" L'amour et la haine sont des sentiments qu'il est aisé de comprendre: l'un comme l'autre, ils n'ont aucune pitié."
Madison, 11 ans est enlevée par R en rentrant de l'école. Il la séquestre dans une cave où la jeune fille, à l'aube de l'adolescence, essaie tant bien que mal de reconstruire un semblant de vie. Elle relate sa détention dans des cahiers qu'elle a su obtenir de son ravisseur. Ces écrits font écho aux lettres que sa mère persiste à lui écrire, persuadée qu'elle est toujours en vie et Stanislas, jeune étudiant et prof de tennis de Madison, dont elle est éperdument amoureuse qui se débat dans sa vie sentimentale.
Une histoire à trois voix qui malgré le sordide ne tombe jamais dans le sensationnel et le voyeurisme. Il n'est nullement question de pédophilie ou autre atrocité mais de volonté farouche de vivre, d'espoir et d'amour. Le tout tinté d'humour mais sans oublier la gravité de la situation.
On découvre l'ambiguïté du syndrome de Stockholm où la victime éprouve étrangement de l'empathie pour son ravisseur. Mais qu'on ne se leurre pas, Madison ne tombera pas dans le piège.
" D'une certaine façon, R. me racole, à essayer de me faire gober que je suis sa 'locataire', sa 'visiteuse', comme si j'avais choisi d'être ici, comme si j'avais été 'volontaire' pour être son amie. Volontaire rien du tout! Je me sens comme les garçons qu'on envoie se faire tirer dessus à la guerre et à qui on essaie de faire avaler que c'est ce qu'ils voulaient au départ. Sauf que: ça ne prend pas avec moi. Même si je suis gentille avec R. , même si R. est gentil avec moi, je sais bien que je suis sa prisonnière et il pourra faire tout ce qu'il veut, ça, je ne l'oublierai jamais. Je ne le déteste plus, je n'ai plus peur de lui, il me fait juste pitié."
A demain pour des photos d'un petit village célèbre...
Très bon samedi et début de we!
CRICRI
Madison, 11 ans est enlevée par R en rentrant de l'école. Il la séquestre dans une cave où la jeune fille, à l'aube de l'adolescence, essaie tant bien que mal de reconstruire un semblant de vie. Elle relate sa détention dans des cahiers qu'elle a su obtenir de son ravisseur. Ces écrits font écho aux lettres que sa mère persiste à lui écrire, persuadée qu'elle est toujours en vie et Stanislas, jeune étudiant et prof de tennis de Madison, dont elle est éperdument amoureuse qui se débat dans sa vie sentimentale.
Une histoire à trois voix qui malgré le sordide ne tombe jamais dans le sensationnel et le voyeurisme. Il n'est nullement question de pédophilie ou autre atrocité mais de volonté farouche de vivre, d'espoir et d'amour. Le tout tinté d'humour mais sans oublier la gravité de la situation.
On découvre l'ambiguïté du syndrome de Stockholm où la victime éprouve étrangement de l'empathie pour son ravisseur. Mais qu'on ne se leurre pas, Madison ne tombera pas dans le piège.
" D'une certaine façon, R. me racole, à essayer de me faire gober que je suis sa 'locataire', sa 'visiteuse', comme si j'avais choisi d'être ici, comme si j'avais été 'volontaire' pour être son amie. Volontaire rien du tout! Je me sens comme les garçons qu'on envoie se faire tirer dessus à la guerre et à qui on essaie de faire avaler que c'est ce qu'ils voulaient au départ. Sauf que: ça ne prend pas avec moi. Même si je suis gentille avec R. , même si R. est gentil avec moi, je sais bien que je suis sa prisonnière et il pourra faire tout ce qu'il veut, ça, je ne l'oublierai jamais. Je ne le déteste plus, je n'ai plus peur de lui, il me fait juste pitié."
A demain pour des photos d'un petit village célèbre...
Très bon samedi et début de we!
CRICRI
3 commentaires:
Impressionnant comme livre ; merci ! e bravo pour ton écriture ! j'adore te lire !
bizz et bon we !
presci
C'est un peu comme l'histoire de "Natasha Kampusch" en Autriche!?
Terrible et passionnant!
Tu as ressortis tes petits Playmobil!!!.....
moi aussi ça me rappelle l'histoire de "Natasha Kampusch" et effectivement c'est terrible...
certainement à lire ce livre
merci
bisous
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